Comment survivre dans la crise alors qu’on nous y enfonce…

Beaucoup d’entre nous le savent : les allocations et les bas salaires sont insuffisants pour vivre. Pourtant, le gouvernement a décidé d’encore diminuer nos allocations de chômage à partir du premier novembre et projette d’augmenter le prix de l’eau et la TVA à la consommation.

La situation est floue. Personne ne sait dans quelle mesure la nouvelle dégressivité le touchera, ni quand. Et pour cause : ni la CAPAC, ni les syndicats, ni même l’ONEM ne disposent encore de ces données pourtant fondamentales. “On doit encore calculer ça et c’est plus compliqué que prévu”, m’a-t-on répondu il y a quelques jours.

Bien entendu, tout ça est profondément choquant. Dans un pays qui aurait largement les moyens de subvenir aux besoins de chacun s’il allait les chercher là où il refuse obstinément de faire contribuer certaines catégories de personnes (les plus riches), dans un pays qui n’est pas en mesure de fournir des emplois à chacun et qui ne le sera probablement jamais (à moins d’une remise en question fondamentale), chercher de l’argent là où il n’y en a déjà pas assez est ignoble. D’autant que ces euros récupérés sur les allocations, le prix de l’eau, l’enseignement ou encore la TVA seront consacrés, entre autres douteuses priorités… à la recapitalisation d’une banque (6 milliards d’euros).

Bien entendu, il faut tout faire pour infléchir notre gouvernement. Mais en attendant, on est bel et bien dans la merde. De plus en plus nombreux. Alors on n’a pas le choix : on va se démerder.

Ce blog se veut un lieu d’échange d’idées. Des idées pour s’en sortir ou du moins limiter les dégâts:

Comment consommer à bas prix? Comment consommer moins? Comment gagner des sous sans s’attirer de problèmes? Comment contourner habilement les entraves légales? Comment épargner? Quelles alternatives au commerce? Que peut-on échanger? Vendre? Fabriquer? Partager? Comment cultiver ses légumes? …

Toutes vos idées, suggestions, expériences et questions sont les bienvenues. Elles seront partagées ici. Certaines seront reprises dans des articles, d’autres resteront dans les commentaires.

Une seule limite : les messages anonymes, racistes et autres attaques personnelles seront bannis.

Et bien entendu, si toutes les suggestions sont les bienvenues (à part peut-être le trafic d’êtres humains, même si ce sont des ministres), chacun sera responsable des propos qu’il tiendra.

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5 thoughts on “Comment survivre dans la crise alors qu’on nous y enfonce…

  1. Lecocq Cédric

    Je trouve cette initiative génial ! pour ma part je me pose beaucoup de questions a comment arrive a une certaine autonomie…

    Reply
  2. low

    oui mais, pour l’heure, ça manque gravement de propositions. pour prendre le bus: sourire franchement au chauffeur, le regarder droit dans les yeux et lui dire “bonjour!”, pendant qu’on regarde ses yeux il ne regarde pas nos mains. ça le met de bonne humeur, on ne doit pas pointer et même il arrive qu’il prévienne de l’arrivée d’un contrôleur. comme les contrôles dans les bus sont moins fréquents depuis qu’on a imposé l’entrée par l’avant et ajouté cette fonction à celle du chauffeur, on fait ainsi de sérieuses économies. en cas de contrôle, toujours y aller de son petit laïus sur le carcatère civique de l’usage des transports en commun et leur chèreté, qu’ils devraient être gratuits et financés par l’impôt et les taxes automobiles, ou simplement sauter hors de l’autobus: dès la porte franchie, ce n’est plus de leur juridiction.

    Reply
  3. Alain Rouxhet

    Il y a des pistes. Souvent évidentes, mais difficiles à mettre en oeuvre car elles passent forcément par un changement des mentalités, et des phénomènes de type “masse critique”: tant qu’il n’y aura pas “un certain nombre” de personnes qui adopteront résolument un comportement différent, les effets du changement de comportement seront nuls ou décevants. Ceux qui ont intérêt à la conservation du système nous diront – encore une fois “vos belles idées utopistes ne marchent pas”.
    Je cite comme exemple ce que j’ai appelé “l’économie de partage”: si je prends en voiture un auto-stoppeur, je “perds” (?) une minute ou deux de mon temps de trajet, l’auto-stoppeur, lui, “gagne” une demi heure ou une heure. Ensemble, nous avons donc gagné 28 minutes, ou 58 minutes ..
    L’exemple est simple, montre qu’il existe de nombreux cas où le partage est intéressant – ce qui est tellement connu, en fait, que je ne comprends pas pourquoi on n’y pense si peu. Mais cela demande un changement de mentalité: celui de décider de voir l’intérêt d’un choix, non plus en termes individuels et compétitifs come on nous l’a appris depuis notre enfance, mais en termes collectifs. Notre incapacité à envisager les choses sous l’angle collectif est d’ailleurs, aussi, à l’origine d’une pléthore de lis ou de règlements qui ne devraient même pas exister, et qui nous obligent à adopter un comportement collectif, non pas librement consenti, mais imposé de force par des décideurs pas toujours bien au fait des circonstances.

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  4. Arlette Michaux

    Un peu difficile comme ça de débarquer dans l’inconnu ! Je me lance. D’abord et avant tout : garder présent à l’esprit que nombre d’entre nous n’ont même plus de quoi assurer leurs charges et qu’il est donc essentiel d’intensifier les pressions dans le but d’obtenir des revenus corrects qui permettent de vivre décemment ; c’est vrai que c’est subjectif et que l’idée qu’on s’en fait est très personnelle ; ce pourrait d’ailleurs faire l’objet d’une réflexon commune, ici même.
    Sur l’autre versant du problème et sur le point du “comment s’organiser concrètement”, beaucoup de solutions sont, à la fois, économiques et écologique : les produits d’entretien, par exemple. Quelques produits de base bon marché tels : le vinaigre (0.42€ le litre et demi chez Aldi), les cristaux de soude, le bicarbonate de soude (+/- 5.50€ le kilo, le savon noir (un peu moins de 10€ le seau de 5kg), les vieux savons “Sunlight” dont nos parents et grand-parents faisaient parfois de grosses provisions, nos bouts de savons usés, la craie, le sel, l’huile d’olive…
    Ou, encore, l’utilisation en cuisine de plantes sauvages comestibles (sureau, ortie, oseille…) ou de parties de légumes ou de fruits qu’on jette habituellement (les fanes de radis, les verts de poireaux, les trognons et les épluchures de pommes, etc.). Le pain blanc “maison” de +/- 750g me revient à 0.89€.
    Là, tout de suite et par exemple, je prépare mon repas de ce soir : une petite pâte à pizza, les restes d’une aubergine, ce qui est récupérable de trois tomates un peu abîmées, un poivron, trois tranches de lard fumé vont faire une petite tarte aux légumes tout-à-fait acceptable.
    Je suis prête à partager tous mes trucs et ficelles et, en attendant, voici un lien intéressant : http://raffa.grandmenage.info/post/2006/01/12/Livret_____Le_Grand_M
    %C3%A9nage_____Versions_finales
    A bientôt ?

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